Raid 28 - Edition 2010 |
Ce samedi 16 janvier, nous voici finalement au départ du Raid 28. Le 6eme de notre équipe, même si nous n’avons pas encore pu courir 2 éditions avec la même équipe. Mais les disponibilités de chacun des 6 Ultra-castors du Cœur ont fait qu’a ce jour nous n’avons jamais eu a sacrifier un membre de l’équipe, puisque la seule année ou nous souhaitions participer tous les 6 était aussi la seule année ou le Raid 28 pouvait être couru par équipes de 6. |
Mais cette année, deux Ultracastors ne sont pas au départ. Si bien que jusqu'à 5 jours de l’épreuve, nous ne sommes encore que 4. Ce n’est que dans cette dernière ligne droite que notre équipe accueille… et peut ainsi prendre le départ au complet. |
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L’autre incertitude précédant la course était la météo. Quelques jours encore avant l’épreuve, la région parisienne, comme une bonne partie de la France voire de l’Europe, était couverte d’une épaisse couche de neige. Et comme les températures ne dépassaient jamais le 0 et que l’on avait enregistre des -14C en région parisienne dans les jours précédents, la situation ne risquait pas d’évoluer. |


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Au moins cette fois, l’équipe TUROOM ne pourra pas nous faire passer dans l’eau… puisqu’elle sera gelée. On se console comme on peu : nulle doute qu’ils sauront dénicher un cours d’eau avec suffisamment de courant pour ne pas geler en totalité.
Mais à quelques jours de la course, le thermomètre est remonte et a fait disparaitre la neige. C’est même la pluie qui arrose le parcours à l’heure ou le départ est donne. Mais le temps de reporter les balises sur la carte et de s’élancer, et la pluie s’est arrêtée. On ne la reverra plus de la course. |
Le premier cérémonial d’un raid 28, c’est le départ. Depuis quelques éditions déjà, nous avons été habitues a ces départs type 24h du Mans, ou le capitaine court chercher la carte et les indications pour les rapporter a ses coéquipiers. Vient alors la sempiternelle question : faut-il tout reporter ou non ? |
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Sachant qu’on ne peut de toute façon pas être 5 a travailler sur une même carte, nous choisissons de reporter la totalite du parcours. Marc et Alain partent de la première balise, Patricia et Geraud partent de la dernière balise en remontant le parcours, et… s’occupe des spéciales. Le reste de la nuit sera peut être froid, pluvieux, vente,… autant reporter les balises maintenant que lorsqu’il faudra le faire a la lumière d’une frontale en fin de vie, avec le stylo qui déchire la carte trempée… |
Si bien qu’âpres 40mn de travail, nous nous lançons a l’assaut du parcours. Et cette année, la remontée vers Bures sur Yvette sera longue… Les organisateurs ont choisi de nous faire partir de Dreux. Le parcours est pratiquement en ligne droite, donc impossible de trouver des raccourcis en faisant l’impasse sur une partie du parcours. Avec ou sans balises, il faudra bien encaisser la distance. |
La première partie de nuit se passe plutôt bien. Notre stratégie consistant à essayer de prendre un maximum de balises, sans faire d’impasses, pendant les premières heures de course, et grâce au super boulot d’orienteur d’Alain, nous sommes une des 4 seules équipes à prendre les 25 premières balises. La seule différence est que les 3 autres équipes sont constituées de coureurs bien plus solides, et qu’au final nous perdons du temps par rapport à des équipes qui réalisent des impasses mais courent plus vite et ne perdent pas de temps à chercher les balises les moins évidentes. |


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Vers le milieu de la nuit, nous commençons donc à renoncer à nos premières balises. Mais ce n’est rien avant la fin de la nuit où nos forces ont beaucoup diminué, et où ce n’est plus pour une raison stratégique que nous abandonnons de nombreuses balises, mais simplement parce que nous ne pouvons pas faire plus. |
Le lever du jour ne fera qu’assombrir ce constat : même en n’envisageant que de prendre les balises les plus faciles jusqu’à l’arrivée, nous aurons la pression du chronomètre ; nous avons perdu trop de temps sur la fin de nuit et il va vraiment ne pas falloir faiblir et même re-gagner un peu de temps si nous voulons aller au bout |
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Et c’est dans ces moments là que le fait de courir en équipe prend tout son sens : lorsque la motivation et les rebonds d’énergie des uns, viennent compenser la fatigue et l’espoir qui s’amenuise chez les autres. |
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A partir de 10h du matin, nous nous fixons donc un tableau de marche. Si nous n’arrivons pas à la tenir du tout, la course sera finie avant la fin. Si nous arrivons tout juste à le tenir, nous devrons peut être arrêter au dernier point de contrôle et prendre le transfert en RER. Si nous le tenons bien et reprenons un peu de temps, alors tous les espoirs sont permis. |
Et c’est finalement ce qui va se passer. Dans les bois, dans un environnement superbe pour un raid, nous reprenons un peu de temps et nous offrons même quelques balises que nous avions pensé devoir abandonner. |
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Encore une traversée de cours d’eau, le passage sous un pont où l’on ne peut que passer en pratiquant « la danse des canards » et où l’odeur vous commande de ne pas vous poser de questions sur la nature de l’épaisse masse liquide dans laquelle vous patauger : cela fait aussi partie du Raid 28 et ne ralentit pas notre course. |
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Avec soulagement, nous passons le dernier point de contrôle avant la barrière horaire qui impose de finir en RER. Cette année, nous verrons l’arrivée tous les 5 ! L’abandon de 2009 est effacé. |
| Et au-delà de ça, la déception liée au parcours de l’an dernier a également disparu. Car autant le début de parcours de 2009 ressemblait plus à un marathon de banlieue, autant ce parcours 2010 a été un vrai régal. Chapeau bas, l’équipe Turoom !!! |
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Seul bémol encore une fois : de trop nombreuses équipes qui considèrent les règles comme optionnelles. Entre celles qui se séparent et naviguent au téléphone portable, et les équipages en mode « Sherpa » (4 porteurs de sac pour un coureur sans équipement) , on aura encore vu de tout cette année. Et force est de constater que dans certaines équipes ayant pourtant rallié l’arrivée, certains coureurs n’auront sans doute pas vu beaucoup de balises.
Tant pis, nous étions la pour nous faire plaisir, et l’objectif est entièrement rempli. Mais c’est un peu dommage et mesquin de voir certaines équipes manquer autant de respect à cette épreuve, et ne courir que pour gagner une place ou deux, même s’il faut pour cela recourir à des méthodes qui ôtent toute signification à leur classement. |
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L’an prochain nous devrions à nouveau être au départ. Nous envisageons cette fois d’emmener une deuxième équipe. Nous vous attendons… |
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