calendriers marathon semi conseils

42,195km, dans un temps allant de 2h04 à plus de 5h30. On retrouve à travers ces chiffres deux spécificités du marathon lié à l'aspect traumatisant de la distance :
- comme dans chaque épreuve de course, réaliser une performance signifie allier la vitesse voulue avec une certaine endurance. Mais la

différence majeure réside dans la distance qui fait qu'à la fatigue musculaire s'ajoutera une fatigue physiologique et articulaire.
- la distance ne sera jamais réalisée à l'entraînement, ce qui n'apporterait aucun avantage en terme d'entraînement, mais une fatigue et un risque de blessure bien trop importants.
On peut fort bien se représenter que plus un coureur ira vite, plus il lui sera difficile de maintenir cette vitesse pendant de nombreux kilomètres.
S'il est en pratique difficile d'obtenir une telle courbe pour un coureur, on comprend bien que la vitesse idéale du marathon, ou allure marathon, serait celle que le coureur pourrait maintenant pendant environ 42km.

Toute vitesse inférieure pourrait être maintenue pendant plus, voire beaucoup plus de kilomètres, mais signifierait en revanche une performance chronométrique inférieure : cette plage de vitesses va cependant être celle qui permettra d'effectuer un travail en endurance, qui permettra au coureur d'arriver progressivement à maintenir une vitesse pendant des durées de plus en plus longues.
A l'inverse, toute vitesse supérieure pourrait être maintenue pendant d'autant moins de temps (ou de distance) que cette vitesse est élevée. Ces vitesses plus élevées vont cependant permettre de travailler de façon à accroître sa vitesse de base sur des durées plus courtes, ce qu'on appelle un travail "au seuil".

En combinant endurance, travail au seuil, et allure marathon, le coureur va donc progressivement arriver à courir de plus en plus vite et de plus en plus longtemps.